Collectif 12 - Fabrique d'art et de culture

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Rebecca Journo / Collectif La Pieuvre

Rebecca est née à Suresnes en 1993. Elle a étudié au conservatoire Trinity Laban à Londres où elle a obtenu un Bachelor of Arts en danse contemporaine en 2015. Après ses études, elle rejoint la compagnie de répertoire Konzert Theater Bern (Suisse). Elle intègre ensuite la compagnie de théâtre physique irlandaise Brokentalkers où elle prend part à la création et à la tournée de la pièce The Circus Animal Desertion.

Elle s’intéresse également à d’autres formes telles que la danse Butoh, le jeu clownesque, le théâtre physique et la marionnette. En 2018, elle crée le Collectif La Pieuvre. Elle a été accueillie en résidence au Collectif 12 pour son premier solo L’Épouse (2018) qui compose un diptyque avec la seconde pièce La Ménagère (2019).

→ Le collectif La Pieuvre a été en résidence pour Whales, une création portée sur le chant des baleines en collaboration avec Véronique Lemonnier.

→ Lors du Plein été, le Collectif a proposé un stage pour enfants la semaine du 27 au 31 juillet 2020. Rebecca Journo et Véronique Lemonnier a proposé aux enfants de 8 à 11 ans le stage Whales : une exploration du mouvement de la vague afin d’aborder la danse de manière sensible. L’écoute est à la base de cette approche où le mouvement devient un outil d’expression et d’interaction.

© Grégoire Malandain

Compagnie Légendes Urbaines / David Farjon

La Cie Légendes Urbaines est née en 2010 de la rencontre de David Farjon et Zoumana Méïté autour d’une intention commune : proposer un théâtre résolument ancré dans l’environnement urbain. L’enjeu de la Cie Légendes Urbaines est de s’emparer des représentations multiples de la ville et de proposer une écriture théâtrale qui ébranle le théâtre comme lieu de représentation. Aujourd’hui dirigée par David Farjon, la compagnie propose un théâtre empirique, un théâtre partant du plateau, s’écrivant à-même la ville, à-même nos rapports à la ville. Nous estimons que le point de rencontre entre les représentations urbaines et le plateau ne peut se faire qu’à l’échelle de l’intime, point de départ nécessaire pour une transcendance politique et poétique des problématiques urbaines.

Avec son premier spectacle, Comme j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs-là , la compagnie a développé une esthétique que l’on pourrait qualifier de « laboratoire ouvert » : assumer que l’on est au théâtre et mettre à vue le processus de fabrication de la représentation pour mieux questionner les représentations intimes et collectives de la ville. Afin de tisser cette esthétique, nous avons élaboré une méthodologie de création plaçant la technique à la fois comme un outil d’écriture et un appui de jeu. Outil d’écriture, car elle permet d’articuler les données sonores enregistrées sur le terrain et de transposer sur scène des morceaux de ville au moyen d’un dispositif sonore immersif (en quelque sorte de réécrire théâtralement l’espace urbain). Appui de jeu, car elle permet à l’acteur, grâce à un système de capteurs / déclencheur, d’être maître du dispositif sensoriel du spectacle et donc de l’espace imaginaire.

 

Compagnie Nova

La Compagnie Nova voit le jour en 2007 aux Lilas (Seine-Saint-Denis). Depuis plus de 8 ans, elle ne cesse d’affiner son projet théâtral autour des poétiques-politiques avec les mises en scène de Quartett d’H. Müller (2009), Hernani de V. Hugo (2012), Richard III de W. Shakespeare (2015) et le diptyque “Ecrire en pays dominé” qui est sa première écriture de plateau avec “Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre” (volet 1) en 2017 et ” Le cœur fume encore” (ancien titre : “J’ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne”) (volet 2) pour 2019.

©Lois Nys

Compagnie Sans la Nommer / Fanny Gayard & Rose Guégan

Portée par la metteuse en scène Fanny Gayard et la comédienne Rose Guégan, la Compagnie Sans la nommer cultive une démarche théâtrale documentaire et documentée qui s’invente dans un rapport étroit avec les réalités de territoires (villes, quartiers, lieux de travail…), comme celui de Mantes-la-Jolie où elle intervient avec le Collectif 12, fabrique artistique à laquelle elle est récemment associée.

Après la création de spectacles sur l’histoire de l’usine Chausson à Gennevilliers, le lieu de l’usine devient le fil conducteur des travaux de la compagnie et la collecte de témoignages, sa méthode d’enquête documentaire pour entrer en écriture. Ses recherches interrogent l’articulation entre les mythes sociaux et politiques qui fondent une mémoire, un historique collectif et les réalités de vécus individuels.

Récemment, elle crée le spectacle Maothologie sur les établis en usine, expériences de militants maoïstes dans les années 1970-80, en s’appuyant sur le récit oral d’un père à sa fille.

© Cie Sans la Nommer

Collectif Impatience / Perrine Mornay

Perrine Mornay est née en 1980 en Picardie, à Compiègne. Elle étudie aux Beaux Arts de Paris. Ses créations peuvent utiliser plusieurs médiums: performances, écritures de plateau ou créations radiophoniques. Ces formes diverses questionnent toujours le mode de réception et de production des images. Perrine Mornay crée avec Olivier Boréel et Christophe Givois, le Collectif Impatience, regroupant la production de leurs créations artistiques respectives ainsi qu’un espace de réflexion autour de la performance et du spectacle vivant.

Son travail d’écriture sur le plateau repose sur des écrits intimes, théoriques ou poétiques: « couples passants » de Botho Strauss dans « de l’autre coté du flot » (Mains d’Oeuvres, 2006), « Journal » de Gombrowicz dans « Hapax  » (Le Colombier, 2012), les Lettres de Van Gogh et Dostoïevski dans  « Détails de l’infamie » (Anis Gras et Point Ephémère, 2010). L’univers visuel de ces créations empruntent autant aux tableaux de maîtres qu’à la culture télévisuelle pop et mêlent le grotesque et la fascination.

En 2016,  ” Non que ça veuille rien dire ” est, en bi-frontal, une adaptation du recueil  ” brefs entretiens avec des hommes hideux ” de David Foster Wallace. Cette pièce fut jouée, entre autres,  au théâtre de Vanves, à L’Echangeur de Bagnolet et au Collectif 12 l’an dernier. Dans ” Western “, création produite et créé en Italie en 2013, tournée en France en 2014 au théâtre de Vanves et au Collectif 12, il n’y a pas de texte, mais une partition chirurgicale d’images émergeantes du noir.

 

© Hélène Harder