Collectif 12 - Fabrique d'art et de culture

Compagnie Fictions Collectives / Marie Mortier

COMPAGNIE FICTIONS COLLECTIVES / MARIE MORTIER

Comment faire société avec l’Autre, celui que je ne comprends pas, celui qui ne me ressemble pas ? Tous les projets de la Compagnie Fictions collectives mettent en scène les récits de l’identité et de l’altérité, cette poésie qui fonde notre lien social. Pour elle, le théâtre est le lieu où ces récits, intimes, deviennent politiques. Marie Mortier, autrice, comédienne et metteuse en scène, créée en 2015 la compagnie après avoir étudié le théâtre et la sociologie, puis avoir travaillé à La Cimade, association de défense des droits des migrants. Elle considère chaque humain comme une puissance poétique que le théâtre peut révéler. Son écriture fait dialoguer grammaire du documentaire et codes romanesques. Elle écrit et met en scène l’oralité dans des formes qui sont toujours adressées au public. Elle revendique une esthétique épurée, un « théâtre à nu » pour révéler la présence, la singularité des interprètes. La parole, placée au centre, dialogue avec le silence et la musique. Des images puissantes naissent d’une économie technique et de moyens.

Pour en savoir plus sur la Compagnie : www.fictionscollectives.com / instagram : @ciefictionscollectives / facebook : Compagnie Fictions collectives
Portrait de Marie Mortier / © Mathilde Pannet

 

La Compagnie sera en résidence au Collectif 12 du lundi 4 au vendredi 15 janvier 2027 dans le but de finaliser leur création : Changer#1 Le Désir avant les représentations. 

Le spectacle sera à voir le jeudi 14 janvier à 14h30 et le vendredi 15 janvier 2027 à 20h au Collectif 12. Toutes les infos en cliquant ici

Résumé : Au plateau, une jeune femme, comédienne et danseuse, époustouflante d’énergie et de justesse : Fahartadji Ahmed-Ibrahim nous raconte sa vie, l’arrivée en France de l’enfant comorienne et mahoraise, la jeunesse sous l’identité de sa soeur, la K-pop, la découverte du théâtre. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme qui a toujours vécu comme un personnage, et qui se libère par la scène des projections et des fictions, intimes et politiques, qui lui ont été imposées : femme, comorienne, française, noire… Sous le signe de Médée, personnage enfin choisi, elle accomplit un rituel de danse et de parole, un exorcisme, un acte d’émancipation. Devant nous, spectateurs magnétisés, avec nous, témoins bouleversés, elle choisit son destin.