Collectif 12 - Fabrique d'art et de culture

Mon TPL index

Compagnie Variable N°2

Le Théâtre Variable nº2 est fondé en 2010 par la metteuse en scène Keti Irubetagoyena dans une volonté de donner corps au travail de recherche sur les dramaturgies du réel qu’elle mène depuis 2004 à l’École

Normale Supérieure de Lyon. Composé d’artistes et de chercheurs nés dans les années 1980-90, le Théâtre Variable nº2 est un fruit de la génération Y (variable nº2 dans le système de notation mathématique), dite génération why. C’est bien un « pourquoi » qui préside à la démarche artistique du groupe. Il s’agit chaque fois de : mobiliser des méthodologies documentaires pour nourrir le travail d’écriture et de plateau ; user des outils du théâtre pour répondre à des questions posées dans le champ des sciences humaines.

Compagnie Légendes Urbaines – David Farjon

La Cie Légendes Urbaines est née en 2010 de la rencontre de David Farjon et Zoumana Méïté autour d’une intention commune : proposer un théâtre résolument ancré dans l’environnement urbain. L’enjeu de la Cie Légendes Urbaines est de s’emparer des représentations multiples de la ville et de proposer une écriture théâtrale qui ébranle le théâtre comme lieu de représentation. Aujourd’hui dirigée par David Farjon, la compagnie propose un théâtre empirique, un théâtre partant du plateau, s’écrivant à-même la ville, à-même nos rapports à la ville. Nous estimons que le point de rencontre entre les représentations urbaines et le plateau ne peut se faire qu’à l’échelle de l’intime, point de départ nécessaire pour une transcendance politique et poétique des problématiques urbaines.

Avec son premier spectacle, Comme j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs-là , la compagnie a développé une esthétique que l’on pourrait qualifier de « laboratoire ouvert » : assumer que l’on est au théâtre et mettre à vue le processus de fabrication de la représentation pour mieux questionner les représentations intimes et collectives de la ville. Afin de tisser cette esthétique, nous avons élaboré une méthodologie de création plaçant la technique à la fois comme un outil d’écriture et un appui de jeu. Outil d’écriture, car elle permet d’articuler les données sonores enregistrées sur le terrain et de transposer sur scène des morceaux de ville au moyen d’un dispositif sonore immersif (en quelque sorte de réécrire théâtralement l’espace urbain). Appui de jeu, car elle permet à l’acteur, grâce à un système de capteurs / déclencheur, d’être maître du dispositif sensoriel du spectacle et donc de l’espace imaginaire.

 

Compagnie Tsara / Aurelia Ivan

Le travail de création d’Aurelia Ivan témoigne d’un parcours atypique et de choix artistiques très personnels.
Après le Conservatoire National d’Art théâtral et cinématographique de Bucarest, elle décide de poursuivre sa formation en France, à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières, dans la perspective d’une recherche sur un langage scénique transversal et plastique, au plus près des enjeux de la pratique théâtrale d’aujourd’hui. Dans un processus de création qui associe une démarche expérimentale et un savoir-faire exigeant, elle développe, pour chaque création une esthétique maîtrisée, faisant parfois référence aux œuvres d’artistes contemporains, sculptures ou installations. Après Novarina, Beckett ou Nietzsche, Aurélia Ivan aborde des questionnements existentiels au cœur des préoccupations de notre société et se tourne vers la mise au plateau d’une écriture composition minimale posant la question du mouvement et forces qui sont à l’oeuvre.

© Cie Tsara

Collectif Impatience – Perrine Mornay

Perrine Mornay est née en 1980 en Picardie, à Compiègne. Elle étudie aux Beaux Arts de Paris. Ses créations peuvent utiliser plusieurs médiums: performances, écritures de plateau ou créations radiophoniques. Ces formes diverses questionnent toujours le mode de réception et de production des images. Perrine Mornay crée avec Olivier Boréel et Christophe Givois, le Collectif Impatience, regroupant la production de leurs créations artistiques respectives ainsi qu’un espace de réflexion autour de la performance et du spectacle vivant.

Son travail d’écriture sur le plateau repose sur des écrits intimes, théoriques ou poétiques: « couples passants » de Botho Strauss dans « de l’autre coté du flot » (Mains d’Oeuvres, 2006), « Journal » de Gombrowicz dans « Hapax  » (Le Colombier, 2012), les Lettres de Van Gogh et Dostoïevski dans  « Détails de l’infamie » (Anis Gras et Point Ephémère, 2010). L’univers visuel de ces créations empruntent autant aux tableaux de maîtres qu’à la culture télévisuelle pop et mêlent le grotesque et la fascination.

En 2016,  ” Non que ça veuille rien dire ” est, en bi-frontal, une adaptation du recueil  ” brefs entretiens avec des hommes hideux ” de David Foster Wallace. Cette pièce fut jouée, entre autres,  au théâtre de Vanves, à L’Echangeur de Bagnolet et au Collectif 12 l’an dernier. Dans ” Western “, création produite et créé en Italie en 2013, tournée en France en 2014 au théâtre de Vanves et au Collectif 12, il n’y a pas de texte, mais une partition chirurgicale d’images émergeantes du noir.

 

→ SPECTACLES

 

© Hélène Harder