Collectif 12 - Fabrique d'art et de culture

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Myriam Krivine

Elle se forme au chant lyrique à l’école Normale Supérieure de Musique de Paris auprès de Mme J. Berbié, puis, en 1999, entre au Jeune Choeur de Paris dirigé par Laurence Equilbey où elle se familiarise avec le répertoire vocal de musique contemporaine.
Entre 1999 et 2002, elle participe, en tant que choriste à des concerts donnés au Théâtre des Bouffes du Nord, à l’Eglise des Blancs Manteaux, au Théâtre des Champs-Elysées, Théâtre du Châtelet, à la Cité de la Musique. Ces concerts sont également l’occasion de collaborations avec l’Ensemble orchestral de Paris (direction John Nelson) et l’Ensemble inter-contemporain  (direction Pierre-André Valade).

Chanteuse-comédienne, elle se produit comme soliste, dans de nombreux spectacles aussi bien dans le domaine de la musique classique (répertoire sacré, mélodie), que théâtrale (Roman municipal de L.Vergnaud, Prophètes sans dieux de Slimane Ben Aïssa).
Elle tient le rôle de Polly dans une production de l’opéra de Quat’Sous de K. Weill et B. Brecht, mis en scène par F. Fachéna.
En 2013-2014 elle participe à la nouvelle production du collectif 12 : le Verfügbar aux enfers, une opérette à Ravensbrück, revue musicale sur un texte de Germaine Tillon

En 2002 elle rencontre le Collectif12, elle y approfondit son expérience d’intervenante sous forme d’ateliers mêlant théâtre et musique, et mène régulièrement des interventions musicales autour de la chanson, dans des C.V.S (centre de vie sociale), associations d’alphabétisations, et plus récemment auprès d‘un public de personnes en situation de handicap mental.

 

©Vanessa Guerry

 

Compagnie Variable N°2

Le Théâtre Variable nº2 est fondé en 2010 par la metteuse en scène Keti Irubetagoyena dans une volonté de donner corps au travail de recherche sur les dramaturgies du réel qu’elle mène depuis 2004 à l’École

Normale Supérieure de Lyon. Composé d’artistes et de chercheurs nés dans les années 1980-90, le Théâtre Variable nº2 est un fruit de la génération Y (variable nº2 dans le système de notation mathématique), dite génération why. C’est bien un « pourquoi » qui préside à la démarche artistique du groupe. Il s’agit chaque fois de : mobiliser des méthodologies documentaires pour nourrir le travail d’écriture et de plateau ; user des outils du théâtre pour répondre à des questions posées dans le champ des sciences humaines.

La Controverse – Marie Charlotte Biais

La compagnie La Controverse est un collectif qui a été créé en janvier 2009. Portée par trois artistes jusqu’en 2018, Marie Charlotte Biais, Jérémie Scheidler, Jeanne Videau, ainsi qu’une administratrice, Florence Verney, elle est aujourd’hui co-dirigée par Marie-Charlotte Biais et Jeanne Videau.

Elle a pour but de développer les échanges, de provoquer les rencontres, d’être un lieu de métissage. Les artistes du collectif conçoivent des projets de nature pluridisciplinaire et tournés vers les écritures contemporaines.

Depuis janvier 2016, le collectif travaille par cycles de recherches. Un cycle est une question posée aux artistes du collectif, qui y répondent chacun à sa manière.

 

Credits Leah Gordon

Compagnie Légendes Urbaines – David Farjon

La Cie Légendes Urbaines est née en 2010 de la rencontre de David Farjon et Zoumana Méïté autour d’une intention commune : proposer un théâtre résolument ancré dans l’environnement urbain. L’enjeu de la Cie Légendes Urbaines est de s’emparer des représentations multiples de la ville et de proposer une écriture théâtrale qui ébranle le théâtre comme lieu de représentation. Aujourd’hui dirigée par David Farjon, la compagnie propose un théâtre empirique, un théâtre partant du plateau, s’écrivant à-même la ville, à-même nos rapports à la ville. Nous estimons que le point de rencontre entre les représentations urbaines et le plateau ne peut se faire qu’à l’échelle de l’intime, point de départ nécessaire pour une transcendance politique et poétique des problématiques urbaines.

Avec son premier spectacle, Comme j’étais en quelque sorte amoureux de ces fleurs-là , la compagnie a développé une esthétique que l’on pourrait qualifier de « laboratoire ouvert » : assumer que l’on est au théâtre et mettre à vue le processus de fabrication de la représentation pour mieux questionner les représentations intimes et collectives de la ville. Afin de tisser cette esthétique, nous avons élaboré une méthodologie de création plaçant la technique à la fois comme un outil d’écriture et un appui de jeu. Outil d’écriture, car elle permet d’articuler les données sonores enregistrées sur le terrain et de transposer sur scène des morceaux de ville au moyen d’un dispositif sonore immersif (en quelque sorte de réécrire théâtralement l’espace urbain). Appui de jeu, car elle permet à l’acteur, grâce à un système de capteurs / déclencheur, d’être maître du dispositif sensoriel du spectacle et donc de l’espace imaginaire.

 

Compagnie Tsara / Aurelia Ivan

Le travail de création d’Aurelia Ivan témoigne d’un parcours atypique et de choix artistiques très personnels.
Après le Conservatoire National d’Art théâtral et cinématographique de Bucarest, elle décide de poursuivre sa formation en France, à l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières, dans la perspective d’une recherche sur un langage scénique transversal et plastique, au plus près des enjeux de la pratique théâtrale d’aujourd’hui. Dans un processus de création qui associe une démarche expérimentale et un savoir-faire exigeant, elle développe, pour chaque création une esthétique maîtrisée, faisant parfois référence aux œuvres d’artistes contemporains, sculptures ou installations. Après Novarina, Beckett ou Nietzsche, Aurélia Ivan aborde des questionnements existentiels au cœur des préoccupations de notre société et se tourne vers la mise au plateau d’une écriture composition minimale posant la question du mouvement et forces qui sont à l’oeuvre.

© Cie Tsara

Collectif Impatience – Perrine Mornay

Perrine Mornay est née en 1980 en Picardie, à Compiègne. Elle étudie aux Beaux Arts de Paris. Ses créations peuvent utiliser plusieurs médiums: performances, écritures de plateau ou créations radiophoniques. Ces formes diverses questionnent toujours le mode de réception et de production des images. Perrine Mornay crée avec Olivier Boréel et Christophe Givois, le Collectif Impatience, regroupant la production de leurs créations artistiques respectives ainsi qu’un espace de réflexion autour de la performance et du spectacle vivant.

Son travail d’écriture sur le plateau repose sur des écrits intimes, théoriques ou poétiques: « couples passants » de Botho Strauss dans « de l’autre coté du flot » (Mains d’Oeuvres, 2006), « Journal » de Gombrowicz dans « Hapax  » (Le Colombier, 2012), les Lettres de Van Gogh et Dostoïevski dans  « Détails de l’infamie » (Anis Gras et Point Ephémère, 2010). L’univers visuel de ces créations empruntent autant aux tableaux de maîtres qu’à la culture télévisuelle pop et mêlent le grotesque et la fascination.

En 2016,  ” Non que ça veuille rien dire ” est, en bi-frontal, une adaptation du recueil  ” brefs entretiens avec des hommes hideux ” de David Foster Wallace. Cette pièce fut jouée, entre autres,  au théâtre de Vanves, à L’Echangeur de Bagnolet et au Collectif 12 l’an dernier. Dans ” Western “, création produite et créé en Italie en 2013, tournée en France en 2014 au théâtre de Vanves et au Collectif 12, il n’y a pas de texte, mais une partition chirurgicale d’images émergeantes du noir.

 

→ SPECTACLES

 

© Hélène Harder