Compagnie le Toc

Le T.O.C.

Le T.O.C. est une compagnie d’Ile de France qui existe depuis dix ans. Après des premiers spectacles créé à l’université de Paris X Nanterre (L’Exception et la règle de Brecht, Le Jet de sang d’Artaud, Entrée Libre de Vitrac), le T.O.C. a investi des espaces réels : galerie, bibliothèque, parvis, amphithéâtre pour développer une recherche sur l’esthétique de la conférence. Parallèlement, la compagnie monte également des spectacles collectifs : Révolution électronique de William Burroughs, Robert Guiscard de Kleist, Turandot ou le Congrès des blanchisseurs de Brecht. La compagnie affectionne aussi le format de la lecture : Le petit bleu de la côte Ouest de Jean Patrick Manchette ; Et les poissons partirent combattre les hommes, d’Angelicca Liddell ; Bulbus, d’Anja Hilling.

« La dramaturgie et l’attention portée au texte sont au coeur du travail du T.O.C.. La démarche théâtrale de la compagnie se développe à travers le choix de textes singuliers : pièces de théâtre, textes non-théâtraux, inachevés ou fragmentaires. Ces différents matériaux nous ont conduit à travailler autant dans des théâtres traditionnels que dans des espaces hors les murs. Que notre théâtre se fasse dans les salles de spectacles ou bien en dehors, le rapport scène salle y est toujours une préoccupation constante. Le TOC est un collectif constitué d’une dramaturge, d’une metteure en scène, de comédiens, scénographes, et nombreux techniciens, son, lumière et vidéo, en tout une quinzaine de personnes environ. Nous concevons ensemble les spectacles en partageant nos interrogations sur le texte lors du temps de travail dramaturgique préliminaire. Nous établissons collectivement des principes de représentation. Nous nous efforçons d’apparaître tels que nous sommes dans le spectacle, de trouver notre place dans le processus de la représentation. Le collectif existe visiblement ce qui permet d’établir cette médiation entre l’œuvre sur laquelle nous travaillons et le public pour lequel nous la jouons. Parce que nous montons des œuvres parfois difficiles, cette présence du collectif est aussi un moyen pour le public d’entrer à son tour dans le texte, en « sympathie » avec la compagnie. Il y a un partage du projet entre la compagnie et le public. Exister comme collectif, c’est aussi assumer collectivement la charge de la compagnie : l’administration, la production, la comptabilité, la communication, la prospection. Être en collectif, c’est mettre en place ensemble, ce que nous appelons la dramaturgie performative, c’est-à-dire une pensée active et partagée, sur les textes et sur notre temps. »

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