L’historique

En 1997,Catherine Boskowitz réunit 11 artistes de différentes disciplines.
Ensemble il vont rêver d’une histoire collective qui croiseraient les genres, les disciplines et les personnalités et vont nourrir le projet d’un espace de fabrication et de résidence réunissant artistes et habitants autour de nouvelles formes de création.

Au même moment, la mairie de Mantes-la-Jolie rachète les anciens bâtiments d’une entreprise de peinture industrielle, les établissements Vignola, avec l’intention d’en faire un « lieu culturel ». Sur la base de son projet, le Collectif 12 est choisi pour occuper les locaux du boulevard du Maréchal Juin, à mi-chemin du centre-ville et de la grande cité du Val Fourré. Un grand hangar mal insonorisé et pas chauffé, une cour, des bureaux, une maison…mais la promesse de réhabiliter le lieu fait partie de la première convention signée avec la mairie.

Le 1er Juin 1998, Le Collectif 12 s’installe dans la Friche A Malraux.

Les locaux vastes mais inconfortables obligent à l’invention.
C’est ainsi que pendant trois ans et demi, de nombreuses expériences mêlant cirque, arts de la rue, installations sonores et visuelles, théâtre et danse, vont se succéder dans les salles, jardins, cours et caves du lieu mais aussi dans les rues, jardins publics, places, bus et abri-bus, bibliothèques et lieux sociaux de la ville.
Plus d’une centaine d’artistes de France mais aussi d’Afrique, d’Australie , d’Europe et du moyen Orient vont s’investir dans ces actions artistiques et faire du collectif un lieu de création et de résidence qui prend sa place dans le mouvement des « nouveaux territoire de l’art »
Rapport Lextrait mai 2001

Les travaux de la construction de la salle de spectacle et de la réhabilitation des locaux annexes débutent en décembre 2001. Ces travaux mis en œuvre par la Ville de Mantes-la-Jolie avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication (Drac Ile de France) durent 1an.

Le Collectif 12 est convié au réunion préparatoire, et suit l’ensemble des travaux.

En mars 2003, le Collectif 12 inaugure la salle de spectacle modulable de 200 places.

La friche A Malraux devient un lieu de création confortable offrant des conditions de travail et d’accueil optimal pour des projets de moyenne envergure.
le Collectif 12 connait une réelle montée en puissance en termes d’activités et de financements, qui se traduise par la constitution d’une équipe permanente plus étoffée, à même de structurer et de solidifier ce développement.
Catherine Boskowitz est à la pointe de la bataille pour la prise en compte de ce qu’on appelle maintenant les « lieux intermédiaires » dans l’élaboration de la politique culturelle régionale en 2004. Aujourd’hui le Collectif 12 est toujours membre de l’Association Actes IF qui regroupe une bonne partie de ces lieux ouverts en Ile de France dans les années 2000.

Le rapport à la ville, la question de la présence des artistes dans la ville reste une préoccupation centrale. Comment s’affranchir des préjugés et réussir à rencontrer la population à travers spectacles et actions diverses, dans et hors les murs ? Comment réussir cela sans renoncer à une exigence artistique et à une liberté d’invention et d’expérimentation, nécessaires à la création ?
A ces questions les artistes Du Collectif 12 répond par une programmation, où alternent formes expérimentales ou « pointues » et formes populaires ou festives.
La pluridisciplinarité très visible aux débuts du Collectif 12 se resserre autour des arts de la scène.
une grande partie de l’activité de création se déroule dans les murs. Le souci de la ville, de la rencontre du public, se matérialisent alors par une multitude d’actions artistiques et culturelles menées sur un large territoire, et des formes « projetées » hors les murs à l’occasion d’événements particuliers.

En 2009, Catherine Boskowitz quitte le collectif 12 pour prendre la direction de l’agence culturelle du parc national du Morvan.

Le collectif 12 réunit aujourd’hui une vingtaine d’artistes de différentes disciplines auxquels se sont joints plusieurs compagnies associées.Leur implication dans la bonne marche et les choix du Collectif 12 sont un ressort essentiel du bon fonctionnement et du développement de la structure.

En 2012, le Collectif 12 participe à la rédaction des « réflexions et propositions pour une politique publique en direction des fabriques » initiés par Actes-if.